Un édifice monumental

Un édifice monumental

Est-ce pour compenser l'arrivée tardive du train dans la station thermale que la Compagnie du Paris-Orléans l'a dotée d'une gare aussi majestueuse ? Cette monumentalité, en tout cas, contraste singulièrement avec la brièveté de sa vocation ferroviaire. Elle lui a cependant valu d'être inscrite aux Monuments historiques, par arrêté du 29 octobre 1975, pour les façades et toitures.

L'architecte a conçu une architecture dans un style typiquement Art Déco, mais nuancé d'influences régionales. Ses deux façades, asymétriques, sont rythmées par une succession de pavillons de différentes hauteurs. Le hall d'accueil est éclairé par de hautes verrières et surmonté d'un fronton pyramidal à six pans. La porte d'entrée des voyageurs est protégée par une véranda. La partie centrale de la façade ne comporte qu'un seul niveau, et la véranda de l'entrée est surmontée d'un fronton approximativement triangulaire contenant l'horloge de la gare.

On repère les bandeaux décoratifs en mosaïque et l'élégance des matériaux utilisés : un grès rose de Montvicq, aux nuances de jaune et de rouge, alternant avec du granit. On ne manquera pas non plus ses larges toits ornés de tuiles vernissées, formant des dessins géométriques.