La gare après la gare

La gare après la gare

Le 4 février 1975, l'ancienne gare est acquise par la commune, pour 205 000 Francs. Après quelques travaux, elle devient salle polyvalente et est dénommée Le Pavillon du Lac, inauguré le 15 juillet 1975.

De 2005 à 2009 l'ancien bâtiment voyageurs de la gare est totalement restauré pour être transformé en centre socio-culturel. En 2005 le chantier concerne la toiture qui est rénovée à l'identique par l'architecte Anne Kergrohenn et l'entreprise Brière-Bellosta.

La mairie confie à l'agence d'architectures Nicolas C. Guillot de Lyon un programme mixte de rénovation du hall et d'extension par l'ajout d'un nouveau bâtiment en verre construit à l'emplacement des voies et des quais. Il est livré en 2009.

Voici le commentaire de ces architectes sur leur parti-pris architectural :

« La salle socioculturelle tire largement avantage d'une situation à l'écart du centre-ville, en profitant d'espaces libres importants, d'un environnement paysager très avantageux et, qui plus est, d'un bâtiment existant d'une grande qualité constructive et architecturale. Nous avons cherché à créer un ensemble cohérent où cohabitent un ensemble patrimonial avec une architecture d'écriture contemporaine, en mélangeant les contrastes et les références communes. Le parti développé vise à valoriser la gare et son architecture en en conservant la distribution et en bâtissant en extension un volume plus léger et entièrement vitré.

« Afin de préserver le caractère de la gare, nous avons valorisé, sans les dénaturer, les deux grandes salles existantes que sont le hall et la salle polyvalente actuelle et pris pour objectif d'intégrer dans les sous-parties tous les services que sont les rangements, les vestiaires, les sanitaires et le local réchauffe en faisant en sorte de ne pas construire de local de service visible en dehors du périmètre de la masse bâtie de la gare. L'ensemble de l'extension se présente alors comme une vaste surface libérée de toute contrainte de cloisonnement.

« Nous avons donné à la grande salle une forme ovoïde afin qu'elle profite de la pleine ouverture sur le paysage dans lequel elle s'insère, que ce soit face au vallon ou, sur les côtés, dans les perspectives des tracés des anciennes voies ferrées. [...] Face au paysage, les ossatures verticales participent avec les arbres avoisinants au paysage de sous-bois que l'on ressent aux abords de la pente.

« La galerie est un élément majeur du traitement architectural de l'ensemble à bien des titres : à la manière de l'ancien quai, elle permet des distributions croisées des différents points du programme en servant d'interface entre le corps principal et l'extension; elle est une sorte de renaissance architecturale qui comble un vide et arbitre les relations entre l'ancien et le nouveau. La surface de cette galerie est à considérer comme une 'respiration fonctionnelle' et un élément participant au prestige de l'établissement ; c'est un déambulatoire continu autour des espaces du nouvel équipement et une promenade paysagère ouverte sur les espaces naturels ; à ce titre, nous avons veillé à ne pas installer de stationnement devant cette galerie et à concevoir sa façade pour la rendre la plus transparente possible. Elle enveloppe complètement la grande salle et la façade ouest de la gare, créant un espace tampon entre l'intérieur et l'extérieur, performant pour l'isolation acoustique et thermique de l'établissement. Cet espace constitue aussi un sas entre toutes les composantes du programme permettant des activités à la fois simultanées et séparées [...]. Le hall d'exposition est rénové afin d'offrir des espaces amples et pratiques pour toutes sortes d'exposition. »