Le casino Chardon à La Bourboule

Le casino Chardon à La Bourboule

L'actuel casino-théâtre porte le nom de son commanditaire, Monsieur Chardon, qui était déjà propriétaire du premier casino, construit en planches.

En 1892, il décide de la remplacer par un bâtiment plus monumental et fait appel à l'architecte parisien Émile Camut : l'actuelle partie centrale est érigée, flanquée d'un corps de bâtiment côté est. L'aspect général de ce bâtiment d'origine se lit encore sur les élévations de la rue du Docteur Château.

En 1928, une extension est ajoutée côté ouest, par un autre architecte parisien, Georges Vimort. On crée alors des espaces intérieurs dans le style Art Déco et la façade est décorée de mosaïques à motifs floraux stylisés et semis, ocre et or, distribuées en frises ou autour des baies du 1er étage.

Deux campagnes de restauration sont intervenues plus récemment : l'une vers 1960 pour reconstruire l'escalier d'honneur. L'autre entre 1987 et 1995 a permis la rénovation et le réaménagement de la partie ouest du casino, pour permettre l'accueil de congrès.

Si vous entrez, vous pourrez remarquer les deux fausses coupoles sur pendentifs qui couvrent le hall, intégrant en leur centre des luminaires à corolles étagées. Et dans la salle de jeu, le décor stuqué datant de la fin du XIXe siècle - plafonds, chapiteaux de colonnes et de pilastres - dont les motifs s'inspirent du XVIIIe siècle : guirlandes, médaillons de fleurs soutenus par des angelots et scènes champêtres avec putti.

Mais ce n'est pas tout. La flânerie se poursuit à la mairie, qui n'est autre que l'ancien casino de la ville, commandé par la Compagnie des Eaux minérales et construit par l'architecte Léon Picard, dit Harvey-Picard, en 1891. Il fut racheté par Chardon en 1901, puis par la municipalité vers 1910 pour y installer l'hôtel de ville en 1913. Aujourd'hui, vous y trouverez également les bureaux de l'office du tourisme.

Vous pourrez en adirer les nombreux éléments remarquables : le balcon en façade soutenu par quatre cariatides ; le pignon de l'élévation ouest avec ses deux têtes de faunes barbus, ses rinceaux et ses motifs végétaux sculptés ; les linteaux et le garde-corps des balcons et balconnets, ornés de motifs géométriques ou floraux ; la mosaïque du hall d'entrée signée J. Fourcade de Perpignan ; le carrelage de l'office de tourisme ; l'escalier d'honneur avec ses élégants garde-corps et porte-lampadaires en fonte ; les toiles peintes au-dessus des portes du palier du 1er étage, signées Ch. Gouin et datées de 1893.