Des eaux médicales

Des eaux médicales

Ces pratiques sont introduites en Gaule après la conquête mais se développent surtout à partir de la deuxième moitié du premier siècle de notre ère, au moment où l'élite locale est suffisamment développée et où la romanisation se parachève.

Les Romains y fondèrent aussi des thermes à vocation médicale, à l'emplacement de la plus grande part de nos villes d'eaux actuelles. On peut citer les noms de Néris-les-Bains (Aquae Nerii), Bourbon-Lancy (Aquae Bormonis), Saint-Honoré-les-Bains (Aquis Nisinciis), Vichy (Aqua Calidis).

A Néris-les-Bains, un établissement de grande envergure existait à l'époque romaine : les thermes antiques mesuraient 80 mètres de long et 60 de large et trois piscines antiques sont encore visibles aujourd'hui.

Bien d'autres n'ont pas de nom connu mais sont attestées par l'archéologie, comme Royat et Le Mont-Dore. Dans cette dernière, les recherches ont mis à jour depuis le XIXe siècle des vestiges d'établissements thermaux romains, contenant trois grandes piscines et un portique qui s'ouvre sur un grand atrium. Ces thermes étaient reliés par une cour à un temple auquel la tradition locale a donné le nom de Panthéon.

Le culte de Borvo est aussi attesté dès l'époque celte dans l'étymologie de Bourbon l'Archambault ? où l'on a retrouvé les vestiges d'un établissement thermal romain ? et de La Bourboule. Des traces d'une activité thermale plus ou moins importante ont été retrouvées à Châteauneuf-les-Bains, Chaudes-Aigues, Cransac, Evaux-les-Bains, Saint-Laurent-les-Bains et Saint-Nectaire.

Seules les stations de Vals-les-Bains (née au XVIIe siècle), Châtel-Guyon (cité développée autour d'un château puis d'un calvaire, dont le thermalisme n'émerge qu'au XIXe siècle) et Montrond-les-Bains (la plus récente) ne sont pas liées au thermalisme gallo-romain.