Médecine et mondanités

Médecine et mondanités

La fièvre thermale relève aussi de progrès médicaux et techniques : on redécouvre, de façon scientifique, que les eaux peuvent soigner. Par la Loi du 19 juillet 1856, les sources minérales sont déclarées d'intérêt public.

C'est l'époque où le traitement thermal évolue vers la recherche des mécanismes d'action des eaux sur l'organisme. Les stations se spécialisent. Les médecins thermaux organisent leur autorité, à travers la création de la Société d'hydrologie médicale.

Pourtant, on ne fréquentait pas uniquement les villes d'eaux en raison d'une mauvaise santé, mais principalement pour afficher son statut social, pour participer à la vie mondaine d'une bourgeoisie qui se déplace massivement loin des grandes agglomérations à la belle saison. Les stations thermales deviennent de véritables lieux de villégiatures où se retrouvent l'aristocratie et la bourgeoisie, les poètes, les écrivains et les musiciens.

Le Massif central voit ainsi défiler d'éminentes personnalités : Maupassant à Châtel-Guyon qui lui inspire son roman « Mont-Oriol », George Sand au Mont-Dore, Alphonse Daudet à Néris et à Royat, pour ne citer que quelques-uns des plus prestigieux...